L'alcool, un fléau

Depuis des millénaires les boissons alcoolisées ont leur place dans quasiment tous les pays et dans toutes les cultures: elles accompagnent fêtes, festins, cérémonies et rituels, font parties de l'art culinaire et parfois même des repas quotidiens.

Néanmoins, l'alcool est responsable de près de 2,5 millions de décès par an soit près de 4% des décès mondiaux (source : Organisation Mondiale de la Santé, 2011).

L’alcool, passe rapidement dans le sang sans subir de transformation. De là, il se diffuse dans toutes les parties du corps. C'est le foie qui nous permet d'éliminer l'alcool, en le transformant en eau et en gaz carbonique (CO2). Le foie met environ une heure à éliminer le contenu d'un verre d'alcool. Quelque soit la quantité d’alcool absorbée, le foie conserve son rythme de travail régulier et est programmé pour métaboliser en moyenne l’alcool à raison de 15mg/100ml/heure..

tableau élimination

Une personne s'enivre lorsqu'elle boit davantage d'alcool que son foie ne peut en éliminer dans le même laps de temps. L’alcool qui aboutit dans un estomac vide est assimilé en moins de 30 minutes par l’intestin grêle. C’est la raison pour laquelle, boire un verre d’alcool sans manger, accélère l’état d’ébriété.

Pour chacun d’entre nous, la génétique, le poids et l’âge sont des variables importantes à prendre en considération afin de consommer avec modération.

La génétique : certaines gênes jouent un rôle important quant à la quantité d’alcool requise pour qu’une personne se sente ivre. Ainsi, certains individus auront des réactions lentes à l’alcool et d’autres des réactions rapides.

Le poids : les directives proposées s’adressent aux femmes et aux hommes de taille et de poids moyens. Le taux d’alcoolémie d’une personne est fonction de la quantité d’alcool absorbée, divisée par la quantité d’eau présente dans son corps. Par conséquent, moins le corps d’une personne contient d’eau, plus son taux d’alcoolémie sera élevé.

L'âge : les jeunes adultes supportent moins bien l’alcool que les adultes. Ils sont souvent de poids inférieur et l’alcool se répand ainsi dans une plus petite quantité d’eau. Les enzymes contribuant à l’élimination de l’alcool par le foie ne sont pas aussi nombreuses chez les jeunes que chez les adultes. De plus, le cerveau des adolescents est davantage exposé aux dégâts liés à l’alcool. La consommation d’alcool inhibe la maturation de certaines parties du cerveau.



L'alcool au volant

L'alcool au volant

Le risque surgit bien avant qu'apparaisse l'ivresse.


Les effets de l'alcool sur le psychisme, sur le cerveau et sur le système nerveux ont une influence néfaste sur la manière de conduire :

• L'alcool trompe le conducteur sur ses possibilités et mène à une surestimation des propres capacités; il prend alors des risques qu'il n'aurait jamais pris dans son état normal: vitesse excessive, agressivité, non port de la ceinture de la sécurité ou du casque...

• L'alcool supprime ou diminue les perceptions, perturbe les facultés et surtout ralentit les réflexes. La durée moyenne du temps de réaction dans des conditions normales est évaluée à une seconde environ. Dès 0,5 g/l, le temps de réaction peut atteindre 1,5 secondes. Ainsi, un véhicule roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 secondes. Ce sont ces 12 mètres qui peuvent sauver une vie ! Les temps de réaction augmentent considérablement avec des taux d'alcoolémie encore plus élevés.

L'alcool agit de plusieurs manières sur le nerf optique et surtout le processus de transmission des images au cerveau


• Appréciation fausse des distances, d'où dépassements inconsidérés.

• Augmentation sensible de l'éblouissement en conduite de nuit. 

• Rétrécissement du champ visuel : vision en tunnel, danger lors de croisements.



L'alcool au travail 

Le coût de l'alcoolisme pour une entreprise est extrêmement variable selon les circonstances. D'une façon générale, l'alcoolisation du personnel entraîne :

alcool-travail

• une augmentation de l'absentéisme ;
• une baisse de productivité;
• une baisse de la qualité;
• une influence négative sur la motivation des collègues;
• le coût des accidents;
• la mobilisation de tiers pour aider les personnes en difficulté.



L'alcool et la violence 

alcool et la violence

L'alcool favorise une réaction physique agressive. La plupart des études ont utilisé des hommes comme agresseurs et agressés. Les quelques études ayant fait appel à des femmes établissent que les réactions des femmes ne diffèrent pas de celles des hommes. Les comptes rendus et les analyses indiquent aussi une forte relation entre l'intoxication alcoolique et une augmentation de l'agressivité physique et morale. De plus, l'alcool et la violence peut être un problème au sein des relation sociales (la famille, les amis...).